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La Francophonie à l'ONU

Le français fait partie des six langues officielles des Nations unies, avec l’anglais, l’espagnol, le chinois, le russe.

La Francophonie à l'ONU

Le français est utilisé lors des différentes réunions des organes de l’ONU, en particulier à l’Assemblée générale comme le stipule l’article 51 de son règlement intérieur, ainsi qu’au Conseil de sécurité. Il sert également à la diffusion de documents officiels. Les textes dans les six langues font également foi. 

En septembre 2011, lors du débat général de la 66ème session de l’Assemblée générale des Nations unies, sur les 72 Etats membres, associés et observateurs à l’Organisation internationale de la Francophonie, 22 se sont exprimés, par la voix de leurs représentants, entièrement en français (Bénin, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Comores, Congo, Côte d’Ivoire, Djibouti, France, Gabon, Guinée, Haïti, Luxembourg, Mali, Monaco, Niger, République centrafricaine, République démocratique du Congo, Sénégal, Suisse, Tchad et Togo) et cinq partiellement (Belgique, Cambodge, Grèce, Maurice et Roumanie). 

21 représentants se sont exprimés exclusivement en anglais, tandis que 21 autres représentants ont choisi de prononcer leurs discours en langues tierces. Le secrétaire général, M. Ban Ki-moon, a fait une allocution d’ouverture dans les deux langues de travail du Secrétariat, comme il est d’usage. Le Président du Conseil européen, M. Herman Van Rompuy a également combiné français et anglais. 34 Etats membres des Nations unies ont par ailleurs distribué une version française du texte de leur intervention.

La coopération entre l’OIF et l’ONU

Les relations entre l’OIF et les Nations unies sont régies par une série de résolutions biennales.

La contribution de l’OIF aux objectifs des Nations unies est multiple et concerne de nombreux champs d’action. La prévention des conflits et l’appui à la démocratie constituent les premiers axes de cette coopération. 

Dans cette résolution, l’Assemblée générale s’est notamment félicitée de " l’impulsion nouvelle donnée " à la participation d’Etats membres de l’OIF aux opérations de maintien de la paix ainsi que de la participation de l’OIF aux travaux de la Commission de consolidation de la paix consacrés au Burundi, à la Guinée-Bissau et à la RCA. 

L’ONU et l’OIF coordonnent également leurs actions dans le domaine de la diversité culturelle et linguistique et du dialogue des cultures et des civilisations. 
Enfin, les deux organisations coopèrent pour faire face aux crises financière et alimentaire et mobilisent tous les atouts et toute la volonté des membres pour la ratification des instruments internationaux relatifs à l’environnement. La résolution rappelle les engagements pris par les Etats membres de l’OIF lors du Sommet de Montreux (voir ci-dessous). 
L’OIF et l’ONU ont également renforcé leur coopération dans un domaine dans lequel la Francophonie a depuis longtemps fait ses preuves, celui de l’observation et de l’assistance électorale, avec plusieurs opérations conjointes dans des pays francophones, comme aux Comores à l’occasion des élections législatives de décembre 2009, en Guinée à l’occasion de l’élection présidentielle de 2010, ou encore en République centrafricaine dans le cadre des préparatifs des scrutins présidentiel et législatifs prévus en 2011. 

En témoignage de cette coopération, une concertation ministérielle informelle de la Francophonie s’est tenue en marge du segment de haut niveau de l’Assemblée générale le 20 septembre 2011, sur le thème des "transitions politiques dans l’espace francophones", et en présence du Secrétaire général de l’ONU et des hauts représentants d’organisations internationales et régionales partenaires de l’OIF (Union africaine, Ligue arabe, UNESCO et Haut-commissariat aux droits de l’homme). La réunion a permis d’identifier les domaines d’action pouvant soutenir le processus de transition que connaissent actuellement plusieurs pays francophones d’Afrique et du monde arabe.

La représentation permanente de l’OIF auprès des Nations unies 

L’OIF, avec une dizaine d’autres organisations régionales, bénéficie du statut d’observateur auprès des Nations unies et possède un bureau permanent à New York. 
Lors du sommet de Hanoi en 1997, les chefs d’Etat et de gouvernement avaient mis en place l’Organisation internationale de la Francophonie, dont l’Agence de coopération culturelle et technique était devenue le principal opérateur. En 1998, l’Assemblée générale a, par sa décision 53/453 pris acte de cette transformation et transféré à l’OIF le statut d’observateur qu’elle avait reconnue en novembre 1978 à l’ACCT. 
La Représentation permanente de l’OIF auprès des Nations unies assure une animation et un suivi de la présence francophone à l’ONU en organisant régulièrement des réunions des ambassadeurs des pays francophones ainsi que des jeunes experts francophones, de manière à les mobiliser sur l’importance de la diversité linguistique et sur l’intérêt qu’il y a, dans ce contexte, à assurer la présence de la langue française sur la scène internationale. 
Le Groupe des ambassadeurs francophones 

Le groupe des Ambassadeurs francophones de New York est un cadre souple de réflexion et d’échanges de l’ensemble des représentants permanents des pays membres de l’Organisation internationale de la Francophonie. C’est un lieu privilégié de concertation pour les ambassadeurs et experts francophones en vue de dégager des positions communes sur certaines questions ou de donner des orientations dans la conduite des négociations sur des points d’intérêt commun, en tenant compte des buts, principes et recommandations de l’OIF. 

Dans le but de rendre plus efficace son action, le groupe a mis en place un bureau présidé par le représentant permanent de la France et comprenant, entre autres, le représentant du pays ayant accueilli le Sommet de l’OIF (le Canada en 2008), ainsi que les représentants des différentes régions. 
Le groupe a aussi créé des réseaux de veille, dont les coordonnateurs sont également membres du Bureau. Ces réseaux de veille sur des thématiques spécifiques comme le maintien de la paix, la démocratie et l’Etat de droit, le multilinguisme et le renforcement du fait francophone, sont des cellules de réflexion dont le rôle est de faire des recommandations au groupe qui peut en retour leur demander d’entreprendre des actions dans leurs domaines de compétence respectifs. 
Parallèlement, ces concertations francophones permettent de mettre en œuvre une solidarité francophone dans le cadre des négociations internationales en jeu. Cela peut être par exemple l’élection d’un francophone à un poste-clé d’une institution spécialisée ou d’un fonds et programme, ou encore, l’adoption d’un texte porté par un pays francophone. Par exemple, en novembre 2009, l’OIF s’est félicitée de l’élection du Liban au Conseil de sécurité. 

La Francophonie a su également utiliser ces concertations pour contribuer à l’adoption, à l’Unesco, de la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles en 2005. 
Enfin, les concertations francophones représentent des opportunités de mieux défendre la langue française au sein des Nations unies. Ainsi, le 20 juin 2006, le groupe des ambassadeurs francophones de New York a adopté la Charte " Promouvoir la langue française à l’ONU " . Cette charte vise à promouvoir, auprès de l’ensemble des fonctionnaires de l’ONU et des Missions qui y sont accréditées, le multilinguisme et en particulier l’usage du français au sein des Nations unies.